Bulle de poison

28 octobre 2008

Petit coup de vent

Je fais un petit détour éclair car j'ai plusieurs choses à gérer comme mon (grand ?) retour au travail post-maladie. Je ne vais pas mieux, loin s'en faut, mais il faut bien taper du pied quand on est au fond de la piscine pour remonter, c'est mon credo.

J'ai eu la chance de faire la connaissance de clearcrystalday avec laquelle j'espère continuer à échanger idées et listes de lecture. Allez la voir, son blog est mieux rangé que chez moi qui suis perpétuellement "dans les cartons". Autant j'arrive à écrire cahin-caha mais améanger et décorer un blog est une autre paire de manches pour moi !

Je promets de repasser dès que la piscine n'aura plus de remous. A bientôt j'espère !

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24 octobre 2008

Le bouc émissaire ne meurt jamais...

Une pensée du jour plutôt sombre...

Comme tous les jours, je fais mon tour d'horizon des journaux, magazines (et autres torchons malheureusement) de la presse d'ici et d'ailleurs et sous certains (la plupart en fait) aspects nous ne nous arrangeons pas, loin s'en faut.

Quand je parle de bouc émissaire, je prends évidemment l'expression au sens large.

En réfléchissant à tout cela, je me dis que nous choisissons notre bouc émissaire parce qu'il nous renvoie une part de nous-mêmes que l'on déteste tant et qui nous blesse profondément au point que nous cherchons à voir une autre personne souffrir en miroir de ce que nous méritons. Ne pas procéder ainsi revient à vivre avec une nausée dont la cause n'est autre que soi-même. Alors, où trouver l'acceptation de nos erreurs et errements ?

J'ai beau triturer ma mémoire au point de changer mon cerveau en une fange crasseuse, je ne connais pas de personne censée qui n'ait eu un coup de folie, ni de personne cataloguée «folle» qui n'ait eu un moment de lucidité, aussi fugace soit-il.


Nous cherchons à expurger nos propres défaillances sur autrui ou sur une entité que l'on oppose à notre groupe de référence. Une société va sortir un cadavre du placard et fait endosser la responsabilité du «meurtre» à une victime plus ou moins désignée d'office et/ou consentante. Notre réaction à tout cela ? Croire bien gentiment à un tissu de mensonge car cela ferait éclater au grand jour nos secrets les plus sombres.

Cela existe depuis toujours mais le phénomène s'est accentué ces dernières années voir même magnifié puis banalisé. Nous rougissons à la vue d'une oeuvre d'art un tant soit peu provocatrice et nous ne nous choquons pas plus que cela lorsque nous entendons parler de faits liés au Happy Slapping, un violence rendue ordinaire et guillerette...

Si ces actes sont portés à la connaissance du public et jugés, les fautifs et les familles de ces derniers rétorqueront systématiquement que la faute en revient à la pression du groupe et à l'influence néfaste des médias.

D'aussi loin que je puisse me souvenir, j'ai vu quantité de choses violentes dans ma vie qui m'ont plus ou moins affectée, j'ai grandi dans un milieu masculin assez rude dans lequel montrer ses sentiments était plutôt à éviter, mais je n'ai jamais ressenti le besoin de me défouler, de décompresser avec une telle violence.

Je n'ai pas été un ange, loin de là, mais jamais je n'ai voulu faire revêtir la responsabilité de mes actes à qui ou quoi que ce soit.

Je crois sincèrement qu'il y a des choses que jamais je ne pourrai comprendre en ce monde. J'ai beau essayer de passer mes idées au mixer, de tenter de faire preuve d'empathie, de compréhension, en ce qui concerne ce sujet précis, je n'y parviens pas. Il me plaît de croire que je ne suis pas la seule plutôt que de me lamenter en me disant que je ne suis pas faite pour cette époque.

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23 octobre 2008

Les aspects détestables (ou non) de la vie en couple

Je suis fiancée et vais bientôt me marier. Grand jour heureux en perspective sauf que, dernièrement, ma moitié et moi-même nous querellons (j'essaye de rester polie) quasi quotidiennement et je dois avouer que cela m'épuise moralement.

Je ne sais pas si c'est l'approche d'une date butoir synonyme d'engagement qui nous rend l'un comme l'autre ainsi (je reconnais que je ne suis pas parfaite) mais c'est un fait.

Alors, plutôt que de devoir ressasser ces choses à ma douce et tendre moitié, je préfère expliquer quelques LA raison pour laquelle j'ai parfois le setiment de devenir cinglée.

1 - La procrastination

Sans vouloir me vanter, je vais me marier avec Procrastinator, chevalier armé de bonnes intentions mais dont la motivation est la kryptonite.
Toujours positif, jamais il ne dit non, mais en revanche, jamais il ne parle au présent. Ses répliques sont ponctuées de "oui", de "je vais le faire", voire quand j'ai de la chance de "je m'en occupe". Toujours positif, je vous l'avais dit.

Procastinator ne serait rien sans sa nemesis Râle-Girl, ô grande mégère domestique qui ose déranger notre héros au réveil en lui demandant de l'aide pour les choses du quotidien. Les armes de Râle-Girl sont, comme son nom l'indique, sa grande capacité à maugréer et sa répartie cinglante.
Ce qui aboutit toujours sur une bataille de super-héros avec une fuite dramatique de Râle-Girl : "Je reviendrai Procrastinator !" et puis générique et fin...

Je tâche de rester dans les grandes lignes et de ne pas citer d'exemples précis et vécus par respect pour lui mais je dois dire que certaines fois cela me tape sur les nerfs ou, pour être imagée, il y a un trempoline dans mon cerveau sur lequel une multitude de petits farfadets obèses sautent gaiement.

Je dois dire que cela fait du bien de sortir de mon cerveau tous ces personnages déjantés qui hantent mon esprit et, allez savoir, je me réserve peut-être le droit de donner naissance sur papier à mon super héros et à sa fameuse nemesis.

A côté de cela, même si je m'énerve, même si cela m'agace, je ne laisserai partir pour rien au monde cet homme car, en dépit de toutes ces choses qui mettent mes nerfs en pelotte, c'est lui que j'ai choisi !

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Passions

Ce soir l'insomnie s'est une fois de plus invitée à cause de mes satanés acouphènes, je vais donc parler un peu d'une de mes grandes passions. Je suis, comme je l'ai dit précédemment, quelqu'un qui a du mal à se stabiliser sur une ligne précise mais en revanche, je suis assez fidèle à mes passions.

Tout d'abord, je suis littéralement amoureuse de la nature dans toute sa complexité. Je m'émerveille d'un rien lorsque je suis dans un parc, une forêt, en pleine campagne ou au bord de la mer. Je peux rester des heures à m'extasier devant un oiseau, un hérisson ou une araignée qui tisse sa toile. Cela peut paraître enfantin aux yeux de certaines personnes mais je ne peux pas faire autrement, et je me complais dans ce perpétuel émerveillement.

Je m'intéresse tout particulièrement aux reptiles et aux arachnides. Ils ne m'ont jamais réellement effrayée mais profondément fascinée. Tant de beauté sur cette terre que nous gâchons sans aucun scrupule et surtout sans essayer de comprendre. Je tenterai de ne pas m'épuiser sur ce sujet mais je ne peux pas le promettre tant c'est un des moteurs de mon existence.
Pour moi, ces grands prédateurs sont superbes, ne se pressent pas, sûrs de ce qu'ils valent, tout en étant fragilisés par le dégoût et la peur qu'ils inspirent.
Car justement, à chaque fois que j'évoque cet intérêt profond et essentiel, les personnes ont souvent des réactions de dégoût ou d'incompréhension. Les gens me collent une étiquette d'originale mais je n'ai pas "choisi" de me passionner pour ces animaux par envie d'adrénaline ou de marginalité. Peut-être est-ce inconsciemment parce que ce sont des espèces mal-aimées, méconnues et taxées de torts qu'elles n'ont pas car ce ne sont effectivement que des animaux.

En amoureuse de la nature, il n'y a d'ailleurs rien que je déteste plus que l'anthropomorphisme. Nous attibuons à des animaux des codes, vertus et vices qui ne sont applicables qu'à nous-mêmes. Comment pourrait-on ainsi comprendre le monde qui nous entoure ?

Il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour illustrer ce propos, tant les expressions de la langue française comprenant des noms d'animaux sont nombreuses.
Avoir une langue de vipère, perfide comme un serpent ... Même si le bestiaire des expressions n'est pas uniquement reptilien, c'est insensé comme notre langue fait passer mes protégés à écailles pour des êtres sournois, fourbes et j'en passe... Cela vient sans aucun doute de notre héritage judéo-chrétien mais cela me dépasse un peu de constater que ces vieilles croyances sont tenaces.

Lorsque, jour heureux, je me déciderai enfin à acheter un appareil photo numérique, je prendrai des photos de mes sorties et je les partagerai avec vous car je suis bien consciente que mes divagations ne suffiront pas à capter le regard sur ce carnet de bord.

Et puis il y a tant de choses que les mots ne peuvent pas décrire...

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22 octobre 2008

Les chiens aboient, la caravane passe.

N'allez pas croire là que je souhaite tomber dans la facilité avec des phrases toutes faites (ni que ma seule ambition consiste à sortir du lot et me faire remarquer à tout prix d'ailleurs...), mais ce proverbe est de loin mon préféré de tous les bons mots surannés que l'on peut dénombrer.

Parce que, celui-ci est le plus paradoxal et restera d'actualité à jamais.

Nous essayons tous de nous démarquer des autres  (donc oubliez ma première parenthèse, j'essaye de faire amende honorable). Quel que soit le domaine. Mais justement, ces autres, nous sont prétendument indifférents. Là, je sens poindre le malaise. Pourquoi vouloir se différencier à tout prix d'un groupe dont nous n'avons que faire ?

Il y a les personnes qui adoptent un mode de vie à part, voire marginal, disent ne pas avoir quoi que ce soit à faire des autres qui sont tellement conventionnels et conformistes. Placez ces mêmes personnes dans leur groupe d'appartenance et voici qu'est offert à nos yeux ébahis un véritable concours du plus original.

Changez le contexte, prenez un groupe d'appartenance plus important en nombre et des protagonistes particuliers comme par exemple la rédaction d'un magasine de mode, les collaboratrices de cette entité et bis repetita placent (oh, un autre mot facile, désolée).

Je pensais il y a une fraction de seconde avoir choisi la mode de manière tout à fait aléatoire, mais j'avoue mes faiblesses en disant que j'avais vraiment envie de le placer.

Ce que j'essaye de dire (de manière assez laborieuse j'en conviens) c'est qu'il est vain voire présomptueux de dire ou même de penser que l'opinion des autres ne nous intéresse et ne nous touche pas.

Je pense même cela nous dégrade la fierté avec un tisonnier laissé dans l'âtre de laisser les autres indifférents au point d'être prêt(e)s à pousser le bouchon trop loin (mea culpa...j'arrête les excuses et les parenthèses pour cet article car c'est peine perdue).

Sinon, pourquoi ce monde déborderait-il de tant de mouvances "extrêmes", provocatrices, décalées, originales, et j'en passe ?

Tout cela pour dire, surtout aux plus jeunes d'entre nous, que quoi que vous fassiez, faites-le bien, allez au fond des choses, et faites en sorte que votre grand intérêt pour l'opinion d'autrui ne vous pousse pas au point de vous planter une plume dans votre auguste postérieur, une manteau en poil de muppet sur le dos, juché(e) sur des stilettos aux talons faits avec de la bouse séchée sculptée avec des inclusions de pierres précieuses.

Et après tout, dites-vous bien que ce n'est que MA perception du ridicule...

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Je me jette à l'eau

Nous avons tous nos moments où l'on finit par se dire "je me jette à l'eau" ou bien, en version négative, "demain j'arrête de..."
Ces instants où, après avoir eu l'impression d'avoir fait le tour de certains domaines, nous avons une brûlure, un besoin viscéral de changer, même si cela représente une petite mort, celle d'une part de nous-mêmes.

Selon les personnes et la versatilité de ces dernières, ce genre de moments peut s'avérer plus ou moins nombreux de telle sorte qu'on ne les compte plus, mais que l'on recense plutôt les phases où ces personnes décident de s'établir, de se fixer un instant.

Je fais partie de ces personnes, j'ai des difficultés à me stabiliser. Je ne sais guère combien de temps je parviendrai à garder cette "activité", mais cette fois j'ai vraiment envie
besoin de me lancer.

J'alimenterai de contenus divers et variés cet outil que je considère plus comme un carnet de bord pratique car je ne risque pas de l'oublier quelque part.

En attendant, je prends un instant pour me réjouir du beau soleil automnal du jour et de regarder les feuilles mortes tomber, car prendre le temps, apparemment c'est important...

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